Méditation du 15e dimanche du temps ordinaire.

Publié le par catholique

N'emportez ni bourse, ni besace, ni sandales et ne saluez personne en chemin. En effet, la confiance en Dieu du prédicateur doit être telle que sans pourvoir à la subsistance de sa vie présente, il sache de la manière la plus certaine qu'elle ne lui manquera pas pour éviter que, tandis que son esprit s'occupe aux choses temporelles, il ne pourvoie point les autres de ce qui est éternel.

En quelque maison que vous entriez, dites d'abord "Paix à cette maison" et s'il y a un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; mais sinon elle vous reviendra. La paix qui est offerte par la bouche du prédicateur, ou bien va reposer sur la maison si un enfant de paix s'y trouve, ou bien revient à ce prédicateur; car ou bien il y aura là quelqu'un de prédestiné à la Vie, et il obéit à la parole qu'il entend, ou bien, si personne n'a voulu écouter, le prédicateur ne sera pas privé de fruit car la paix reviendra sur lui : une récompense lui est donnée par le Seigneur en compensation de la peine prise pour son travail.

Mais voici que celui qui a défendu de porter bourse et besace offre le vivre et le couvert en retour de cette prédication. Demeurez en cette maison, mangeant et buvant ce qu'on y sert, car l'ouvrier mérite sa récompense. Si on accueille notre paix, il est bon que nous demeurions en cette maison, mangeant et buvant ce qu'on y sert, recevant un salaire terrestre de ceux à qui nous offrons les bienfaits de la patrie céleste. La récompense que l'on reçoit en ce monde doit en nous opérer cela : que l'on tende plus énergiquement à la récompense future. Ainsi donc tout prédicateur véritable doit ne pas prêcher pour recevoir une récompense en ce monde mais recevoir une récompense pour pouvoir continuer à prêcher.

Saint Grégoire le Grand.

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Publié dans Méditations choisies

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