Saint Dominique Savio (1842-1857)
Saint Dominique Savio est né à Riva di Chieri, à une vingtaine de kilomètres de Turin, le 2 avril 1842. Il est baptisé le jour même. Deuxième d'une famille de dix enfants, il est élevé dans un esprit de piété par ses parents dès son plus jeune âge. Lorsqu’il a deux ans, sa famille retourne vivre à Morialdo, son village d’origine, pour permettre aux parents de retrouver du travail. La famille est en effet fort pauvre.
A cinq ans, il assiste à la sainte messe qu'il est admis à servir avant d'avoir atteint ses six ans. Il s'acquittera de sa tâche avec une grande ferveur qui lui
permet de recevoir la Sainte Eucharistie dès l'âge de sept ans, le jour de Pâques, contrairement aux habitudes de l'époque. Il écrit alors une série de résolutions qu'il désire garder toute sa vie : « Je sanctifierai tous les jours de fête ; je me confesserai souvent et je communierai aussi souvent que mon confesseur me le permettra ; Jésus et Marie seront mes amis. Je préfère mourir plutôt que de pécher ».
En 1852, Il rentre en classe élémentaire chez Don Allora, à Castelnuevo d'Asti.
En 1853, sa famille s'installe à Mondonio. Dominique va à l'école toute proche de Don Cugliero. La même année, il sera confirmée, à Castelnuevo. C'est alors la première fois que Dominique fait part à Don Cugliero de son désir de devenir prêtre, "pour sauver son âme et beaucoup d'autres avec".
Dans cet espoir, le petit Dominique franchit, pieds nus, seize kilomètres par jour pour aller s'instruire. En octobre 1854, à l'âge de douze ans et demi, Dominique fut présenté au saint prêtre de Turin, Don Bosco. L'adolescent lui ouvrit son âme toute grande, surtout par la confession hebdomadaire.
Le 8 décembre, Dominique dédie toute sa vie à la Vierge Immaculée et Lui consacre particulièrement sa pureté d'adolescent. L'amour de la pureté poussait Dominique à bannir de l'institut de Don Bosco tout ce qui pouvait nuire à la belle vertu. Au printemps 1855, à la
suite d’un sermon de Don Bosco, l'appel à la sainteté retentit dans l'âme angélique de Dominique: «Dieu me veut saint !», répétait-il à Don Bosco. Il cherche à ressembler à Jésus en Son mystère de souffrance et il s'ingénie au sacrifice en fonçant dans la voie des pénitences extraordinaires. Mais Don Bosco lui rappelle que son « devoir d'étudiant, la joie permanente au service des autres, voilà [sa] sainteté » .
Il communie quotidiennement. Il propose la fondation de la Compagnie de l'Immaculée à des camarades qui lui demandent ce qu'ils auront à faire : «D'abord, explique le jeune saint, nous aimerons la Sainte Vierge de tout notre coeur. Nous Lui demanderons aussi de nous protéger pendant la vie et surtout à l'heure de la mort. Enfin, chaque fois qu'il y aura une de Ses fêtes, on fera tout son possible pour la rendre belle et on communiera.»
La faible santé de Dominique, qui n'avait jamais été brillante, se détériore rapidement, et plus particulièrement au début de l'année 1857, le forçant à suspendre sa classe de seconde et à rentrer dans sa famille à Mondonio pour tenter d'y refaire ses forces. Huit jours après son arrivée à la maison, le 9 mars, il expire dans les bras de son père, en prononçant, le visage lumineux, « Oh! que c'est beau ce que je vois...". Dominique avait 14 ans et 11 mois.
Pie XII canonise Dominique Savio en 1954, Place Saint Pierre, devant une foule constituée de milliers de jeunes du monde entier venus spécialement pour l'occasion.