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LIVRE D'OR

Bienvenue sur le blog Credo in unum Deum.
Nous essayons de mettre des articles variés (vies de saints, encycliques, prières, homélies, méditations, actualité...), autant que nous le pouvons.
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Mardi 27 juin 2006

Saint Jean-Marie Vianney est né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs. Il connaît une enfance marquée par la ferveur et l'amour de ses parents. La Révolution française va cependant influencer sa jeunesse : il fera sa première confession au pied de la grande horloge, dans la salle commune de la maison natale, et non pas dans l'église du village, et il recevra l'absolution d'un prêtre clandestin. Deux ans plus tard, il fait sa première communion dans une grange, lors d'une messe clandestine, célébrée par un prêtre réfractaire. A 17 ans, il choisit de se diriger vers le sacerdoce, « Je voudrais gagner des âmes au Bon Dieu », mais son père s’y oppose pendant deux ans à cause du manque de bras de la maison paternelle. Il rentre au séminaire auprès de l’abbé Balley à l’âge de 20 ans. Il sera ordonné en 1815 après de multiples épreuves (ainsi, il sera obligé de devenir déserteur lorsqu'il appelé à entrer dans l'armée pour aller combattre pendant la guerre en Espagne).

 

En 1818, il est envoyé à Ars où il réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications, mais surtout par sa prière et sa manière de vivre. Il se sent misérable devant la tâche qui lui est confiée, mais reste confiant en Dieu. Il restaure et embellit son église, fonde un orphelinat : "La Providence" et prend soin des plus pauvres.

 

De nombreux pèlerins viennent chercher auprès de lui le pardon du sacrement de confession. Bien qu’assailli par de nombreuses épreuves et combats, tel les tracas que lui causent Satan en le réveillant la nuit, il garde son cœur enraciné dans l’amour de Dieu et de ses frères ; Ses catéchismes et ses homélies parlent surtout de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Prêtre se consumant d'amour devant le Saint-Sacrement, tout donné à Dieu, à ses paroissiens et aux pèlerins. Exemple des prêtres pour sa piété, sa bonté, son humilité et sa dévotion.

 

Il meurt le 4 août 1859. Sa pauvreté n'était pas feinte. Il savait qu'il mourrait un jour comme "prisonnier du confessionnal". Il avait par trois fois tenté de s'enfuir de sa paroisse, se croyant indigne de la mission de curé, et pensant qu'il était plus un écran à la bonté de Dieu qu'un vecteur de cet Amour. La dernière fois, ce fut moins de six ans avant sa mort. Il fut rattrapé au milieu de la nuit par ses paroissiens qui avaient fait sonner le tocsin. Il regagna alors son église et se mit à confesser, dès une heure du matin. Il dira le lendemain : "J'ai fait l'enfant". Lors de ses obsèques, la foule comptait plus de mille personnes, dont l'évêque et tous les prêtres du diocèse, venu entourer celui qui était déjà leur modèle.

 

Canonisé en 1925 par Pie XI, il est proclamé en 1929 patron de tous les curés de l'univers. Là où les saints passent, Dieu passe avec eux !                                                                       

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Dimanche 18 juin 2006

Saint Dominique Savio est né à Riva di Chieri, à une vingtaine de kilomètres de Turin, le 2 avril 1842. Il est baptisé le jour même. Deuxième d'une famille de dix enfants, il est élevé dans un esprit de piété par ses parents dès son plus jeune âge. Lorsqu’il a deux ans, sa famille retourne vivre à Morialdo, son village d’origine, pour permettre aux parents de retrouver du travail. La famille est en effet fort pauvre.

 

A cinq ans, il assiste à la sainte messe qu'il est admis à servir avant d'avoir atteint ses six ans. Il s'acquittera de sa tâche avec une grande ferveur qui lui permet de recevoir la Sainte Eucharistie dès l'âge de sept ans, le jour de Pâques, contrairement aux habitudes de l'époque. Il écrit alors une série de résolutions qu'il désire garder toute sa vie : « Je sanctifierai tous les jours de fête ; je me confesserai souvent et je communierai aussi souvent que mon confesseur me le permettra ; Jésus et Marie seront mes amis. Je préfère mourir plutôt que de pécher ».

 

En 1852, Il rentre en classe élémentaire chez Don Allora, à Castelnuevo d'Asti.

 

En 1853, sa famille s'installe à Mondonio. Dominique va à l'école toute proche de Don Cugliero. La même année, il sera confirmée, à Castelnuevo. C'est alors la première fois que Dominique fait part à Don Cugliero de son désir de devenir prêtre, "pour sauver son âme et beaucoup d'autres avec".

 

Dans cet espoir, le petit Dominique franchit, pieds nus, seize kilomètres par jour pour aller s'instruire. En octobre 1854, à l'âge de douze ans et demi, Dominique fut présenté au saint prêtre de Turin, Don Bosco. L'adolescent lui ouvrit son âme toute grande, surtout par la confession hebdomadaire.

 

Le 8 décembre, Dominique dédie toute sa vie à la Vierge Immaculée et Lui consacre particulièrement sa pureté d'adolescent. L'amour de la pureté poussait Dominique à bannir de l'institut de Don Bosco tout ce qui pouvait nuire à la belle vertu. Au printemps 1855, à la suite d’un sermon de Don Bosco, l'appel à la sainteté retentit dans l'âme angélique de Dominique: «Dieu me veut saint !», répétait-il à Don Bosco. Il cherche à ressembler à Jésus en Son mystère de souffrance et il s'ingénie au sacrifice en fonçant dans la voie des pénitences extraordinaires. Mais Don Bosco lui rappelle que son « devoir d'étudiant, la joie permanente au service des autres, voilà [sa] sainteté » .

 

Il communie quotidiennement. Il propose la fondation de la Compagnie de l'Immaculée à des camarades qui lui demandent ce qu'ils auront à faire : «D'abord, explique le jeune saint, nous aimerons la Sainte Vierge de tout notre coeur. Nous Lui demanderons aussi de nous protéger pendant la vie et surtout à l'heure de la mort. Enfin, chaque fois qu'il y aura une de Ses fêtes, on fera tout son possible pour la rendre belle et on communiera.»

 

La faible santé de Dominique, qui n'avait jamais été brillante, se détériore rapidement, et plus particulièrement au début de l'année 1857, le forçant à suspendre sa classe de seconde et à rentrer dans sa famille à Mondonio pour tenter d'y refaire ses forces. Huit jours après son arrivée à la maison, le 9 mars, il expire dans les bras de son père, en prononçant, le visage lumineux, « Oh! que c'est beau ce que je vois...". Dominique avait 14 ans et 11 mois.

 

Pie XII canonise Dominique Savio en 1954, Place Saint Pierre, devant une foule constituée de milliers de jeunes du monde entier venus spécialement pour l'occasion.

 

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Mercredi 31 mai 2006

Les mots d'ordre de Bienheureux Pier Giorgio Frassati.  

   Humilité, charité, discrétion, joie, prière... Autant de termes pouvant qualifier la personnalité de Pier Giorgio. Alors qu'il vit dans une famille qui ignore la majeure partie de sa vie extérieure, il mène une vie humble, mais joyeuse, portée par la prière et la charité. Sa Société des Types louches est dirigée par la convivialité : Avec d'autres étudiants, il vient en aide à de nombreuses personnes démunies de Turin, familles ou personnes vivant seules. Le lieu de prédilection des rencontres de cette "société" est principalement la montagne qui représente bien plus qu'un cadre dans la vie du jeune étudiant, mais qui représente l'ensemble de sa vie : entraîner inlassablement les autres vers les hauteurs par les sentiers du beau, de la joie et de la charité, malgré la fatigue et les épreuves de l'ascension. Son caractère physique se met au service de sa vie spirituelle, ce pourquoi le pape Jean-Paul II le nomme patron des sportifs.

 

                                                                                             

   Il se protège de toute aigreur en étant portant par la prière, en communiant quotidiennement et en pratiquant régulièrement l'adoration. Malgré les épreuves que sa foi rencontre, il sait se prémunir de la tristesse car, dit-il, "un catholique ne saurait manquer de gaieté; la tristesse doit être bannie de tous les coeurs catholiques; la douleur n'est pas la tristesse qui est une maladie, la pire de toutes."

  

   Pier Giorgio fait de toute sa vie une action de charité, s'oubliant lui-même pour ne penser qu'aux autres. Ainsi, sa soeur se souvient du jour où, tous deux faisant du patin à glace, il chute dans un trou d'eau gelée pour la repêcher, manifestant ainsi sa générosité dès sa petite enfance. Etudiant, il visite les pauvres de Turin, un carnet à la main, afin de noter ce dont ils pourraient avoir besoin, se démenant alors pour obtenir un logement, des vêtements, des meubles, du bois (pour le chauffage),...Mais sa générosité n'est pas seulement matérielle. Sa charité est également l'oeuvre de ses attentions, du réconfort, de l'amitié qu'il offre aux pauvres, à ses pauvres. "Le vrai bien se fait comme par inadvertance, petit à petit, quotidiennement, familièrement", déclare-t-il un jour.

  

   La pureté de la vie de Pier Giorgio se révèle dans les derniers jours de sa vie. Alors qu'il se sent gagné par sa maladie, il se consacre jusqu'au bout à son prochain en accomplissant auprès de ses pauvres ses promesses. Il remet son âme à Dieu le 4 juillet 1925, à 24 ans, victime d'une poliomyélite foudroyante dont il ne se plaindra pas, laissant cette agonie ignorée de sa famille, vivant jusqu'à la fin sa vie d'offrande, d'humilité et de discrétion. Ses derniers mots seront une prière à la sainte famille : "Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon coeur, mon esprit et ma vie. Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie. Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure en votre compagnie."

  

   Son procès de canonisation fut ouvert rapidement grâce à son rayonnement humble, joyeux et fervent. Sa dépouille fut reconnue intacte en 1981. Il fut béatifié le 20 mai 1990 par le Pape Jean-Paul II.

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Mercredi 31 mai 2006

  Biographie :

 Pier Giorgio Frassati est né le 6avril 1901 à Turin (Italie). Fils d'un sénateur agnostique (fondateur du quotidien La Stampa) et d'un mère chrétienne, quoique peu encline à la ferveur, il est l'aîné de deux enfants, sa soeur Luciana étant sa cadette d'un an. Il entre au collège chez les Jésuites en 1913, où sa vie spirituelle connaît un nouvel essort. Il prend alors l'habitude de la communion quotidienne. Sa mère étant très méfiante vis-à-vis de ce qu'elle prend pour de la bigoterie, c'est une véritable victoire pour le jeune homme lorsqu'il obtient à 17 ans la possibilité de communier chaque jour.

   En 1918, il entre dans une école d'ingénieur où son rayonnement important. Il s'investit alors dans les équipes Saint Vincent de Paul, puis dans la FUCI (Fédération des Universitaires de l'Action Catholique Italienne) afin de défendre les couleurs de sa foi. Il visite les pauvres pendant des heures dans les quartiers défavorisés de Turin en leur partageant non seulement les biens matériels, mais également la tendresse et le réconfort. Il le justifie en déclarant : "Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n'avons pas". Il voit le Christ dans les pauvres : "Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi, je la Lui rend bien modestement en visitant ses pauvres". Il fonde avec quelques amis la société des Types louches, dont la caractéristique est la convivialité. Amoureux de la montagne, il aime faire des randonnées avec ses amis, trouvant dans les sommets une liberté spirituelle et humaine. "Verso l'Alto" : Vers les hauteurs.

   En 1925, alors qu'il a 24 ans, il contracte près d'une famille pauvre une poliomyélite qui l'emportera en 6 jours. Alors que sa grand-mère, qu'il aime tendrement, agonise dans une chambre à côté, sa famille, qui ne décèle pas immédiatement son mal, lui reproche son flegme. Le jour de son enterrement, de nombreux pauvres viennent pleurer celui qui avait tant donné pour eux, permettant ainsi à sa famille de constater la sainteté du jeune homme qui avait toujours vécu avec elle, mais dont elle avait méconnu la personnalité charitable et profondément chrétienne.

   Il a été béatifié le 20 mai 1990 par Jean-Paul II.

 

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