Credo in unum Deum, 
Patrem omnipotentem, factorem caeli et terrae visibilium omnium et invisibilium. Et in unum dominum Iesum Christum, Filium Dei unigenitum, et ex patre natum ante omnia saecula. Deum de Deo, Lumen de Lumine, Deum verum de Deo vero, genitum, non factum, consubstantialem Patri : Per quem omnia facta sunt. Qui propter nos homines et propter nostram slutem descendit de caelis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine, et homo factus est. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato; passus et sepultus est, et resurrexit tertia die, secundum Scripturas, et ascendit in caelum, sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria, iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem : qui ex Patre Filioque procedit. Qui cum Patre et Filio simul adoratur et conglorificatur : qui locutus est per prophetas. Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi saeculi. Amen.
Le Concile de Trente, s'appuyant sur cette foi de l'Eglise, "affirme
ouvertement et sans détour que dans le vénérable sacrement de la Sainte Eucharistie, après la consécration du pain et du vin, Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, est présent vraiment, réellement et substantiellement sous l'apparence de ces réalités sensibles".
Notre Sauveur est donc présent dans son humanité non seulement à la droite du Père, selon un mode d'existence qui est naturel, mais en même temps dans le sacrement de l'Eucharistie, "dans un mode d'existence que nos mots peuvent sans doute à peine exprimer, mais que notre intelligence, éclairée par la foi, peut cependant reconnaître et que nous dfevons croire fermement comme une chose possible à Dieu."
Afin de pare à tout malentendu concernant ce mode de présence qui dépasse les lois naturelles et qui, dans son genre, constitue le plus grand des miracles, il nous faut écouter avec docilité la
voix de l'Eglise dans son enseignement et sa prière. Or cette voix, qui ne cesse de faire écho à la voix du Christ, nous assure que le Christ ne se rend pas autrement présent dans ce sacrement que par le changement de toute la substance du pain en le corps du Christ et de toute la substance du vin en le sang du Christ; ce changement admirable et unique, l'Eglise catholique l'appelle justement et exactement "transsubstantiation". Celle-ci accomplie, les espèces du pain et du vin possèdent sans aucun doute une nouvelle signification et une fin nouvelle, puisqu'elles ne sont plus le pain ordinaire et la boisson ordinaire, mais le signe d'une chose sacrée et le signe d'un aliment spirituel. Mais les espèces possèdent cette nouvelle signification et cette finalité nouvelle du fait qu'elles contiennent une réalité nouvelle que nous appelons à bon droit ontologique.
En effet, sous lesdites espèces, il n'y a plus ce qui s'y trouvait auparavant, mais quelque chose de tout différent; et cela, non seulement en vertu du jugement que porte la foi de l'Eglise, mais par le fait de la réalité objective; car une fois la nature ou substance du pain et du vin changée en le corps et le sang du Christ, il ne subsiste rien du pain et du vin, sinon les seules espèces, sous lesquelles le Christ tout entier est présent corporellement aussi en sa réalité physique, bien que selon un mode différent de celui selon lequel les corps occupent un lieu.
Paul VI, Encyclique "Mysterium fidei".
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