Credo in unum Deum, 
Patrem omnipotentem, factorem caeli et terrae visibilium omnium et invisibilium. Et in unum dominum Iesum Christum, Filium Dei unigenitum, et ex patre natum ante omnia saecula. Deum de Deo, Lumen de Lumine, Deum verum de Deo vero, genitum, non factum, consubstantialem Patri : Per quem omnia facta sunt. Qui propter nos homines et propter nostram slutem descendit de caelis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine, et homo factus est. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato; passus et sepultus est, et resurrexit tertia die, secundum Scripturas, et ascendit in caelum, sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria, iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem : qui ex Patre Filioque procedit. Qui cum Patre et Filio simul adoratur et conglorificatur : qui locutus est per prophetas. Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi saeculi. Amen.
Cette phrase peut être attribuée à de nombreux saints, qui en ont tous fait leur règles de vie. Ainsi, nous voyons Saint Dominique Savio la prononcer le jour de sa première communion, Sainte Blanche de Castille affirmer à son fils qu’elle préfèrerait le voir mort à ses pieds plutôt que de le savoir coupable d’un seul péché mortel, Saint Alphonse de Liguori et de nombreux autres saints ont vécu dans une totale harmonie avec cet idéal, avec cette vertu.
C’est en effet en se refusant au péché que l’on s’ouvre à Dieu. C’est en s’éloignant de la faute que l’on s’approche du Sauveur. Mourir au péché, c’est naître à Dieu. Le péché est une plaie nous éloignant de la source d’Eau Vive qui jaillit des blessures du Christ. Lorsque l’on se refuse au péché, c’est une contribution à l’établissement du Royaume des Cieux sur Terre et dans les cœurs. Le Christ est mort pour le rachat des péchés, ainsi chaque péché est un poids de plus dans Son chemin de Croix. Comme tout enfant désireux de plaire à ses parents, l’homme doit chercher à plaire à Son Père qui le regarde et lui montre Son chemin du haut des Cieux. Le péché vise à détourner l’homme de la Face de Dieu, à l’écarter de la présence divine, mais nous devons résister, combattre pour rester unis à Dieu. Ce combat est un rude combat, mais dans lequel il ne faut pas faiblir de peur de se laisser entraîner dans la tourmente du péché. Résister au péché, c’est plaire au Christ et, par là même, assurer son propre bonheur. Etre honteux de ses fautes, c’est les reconnaître et s’en repentir. C’est veiller à ne pas retomber dans ces péchés. Le péché entraîne inexorablement hors de la vue de Dieu, non par la volonté de Dieu, mais par la volonté de celui qui refuse de se mettre en présence de Dieu. Le péché entraîne donc au malheur éternel puisque loin de la lumière divine. C’est pourquoi il vaut mieux mourir que de pécher, puisque le péché ne permet pas de contempler Dieu dans la communion des saint, puisque le péché est une mort de l’âme, jusqu’au repentir sincère, profond et durable du pêcheur.
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