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Vendredi 23 juin 2006

Cette phrase peut être attribuée à de nombreux saints, qui en ont tous fait leur règles de vie. Ainsi, nous voyons Saint Dominique Savio la prononcer le jour de sa première communion, Sainte Blanche de Castille affirmer à son fils qu’elle préfèrerait le voir mort à ses pieds plutôt que de le savoir coupable d’un seul péché mortel, Saint Alphonse de Liguori et de nombreux autres saints ont vécu dans une totale harmonie avec cet idéal, avec cette vertu.

C’est en effet en se refusant au péché que l’on s’ouvre à Dieu. C’est en s’éloignant de la faute que l’on s’approche du Sauveur. Mourir au péché, c’est naître à Dieu. Le péché est une plaie nous éloignant de la source d’Eau Vive qui jaillit des blessures du Christ. Lorsque l’on se refuse au péché, c’est une contribution à l’établissement du Royaume des Cieux sur Terre et dans les cœurs. Le Christ est mort pour le rachat des péchés, ainsi chaque péché est un poids de plus dans Son chemin de Croix. Comme tout enfant désireux de plaire à ses parents, l’homme doit chercher à plaire à Son Père qui le regarde et lui montre Son chemin du haut des Cieux. Le péché vise à détourner l’homme de la Face de Dieu, à l’écarter de la présence divine, mais nous devons résister, combattre pour rester unis à Dieu. Ce combat est un rude combat, mais dans lequel il ne faut pas faiblir de peur de se laisser entraîner dans la tourmente du péché. Résister au péché, c’est plaire au Christ et, par là même, assurer son propre bonheur. Etre honteux de ses fautes, c’est les reconnaître et s’en repentir. C’est veiller à ne pas retomber dans ces péchés. Le péché entraîne inexorablement hors de la vue de Dieu, non par la volonté de Dieu, mais par la volonté de celui qui refuse de se mettre en présence de Dieu. Le péché entraîne donc au malheur éternel puisque loin de la lumière divine. C’est pourquoi il vaut mieux mourir que de pécher, puisque le péché ne permet pas de contempler Dieu dans la communion des saint, puisque le péché est une mort de l’âme, jusqu’au repentir sincère, profond et durable du pêcheur.

par catholique publié dans : Méditations choisies
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Mardi 20 juin 2006

L’intérêt de la vigne réside dans les vendanges, c’est pourquoi le vigneron soigne attentivement sa vigne afin d’en retirer le meilleur fruit possible. Le Christ est le vigneron, l’Eglise est la vigne. C’est pourquoi il lui faut se laisser guider par le Seigneur pour produire le meilleur d’elle-même. C’est dans la vigne que prend naissance le vin. C’est dans l’Eglise que prend naissance la foi. Le chrétien est l’Eglise, membre de l’Eglise, intégralité de l’Eglise avec et dans le Christ. C’est lui, avec le secours du Vigneron divin et de Sa grâce inépuisable, qui doit transmettre et répandre la foi. Le chrétien a reçu, le chrétien transmet. C’est dans cette  transmission de l’Evangile, avec Amour et Charité, que se révèle la plénitude de la gloire divine dans son universalité.

Depuis des siècles, le Christ se donne à l’humanité dans le Saint Sacrifice de la Messe. Il répand sur le monde ses grâces inépuisables, son Amour insondable. Il se donne Lui-même sans relâche afin que le monde se donne à son tour à Son Cœur Glorieux. A son tour, le monde doit se donner totalement et sans restrictions, en chacun, par chacun, dans l’immense Amour que Dieu offre parfaitement. La vigne doit donner du fruit afin de glorifier toujours et à jamais le don de Dieu à l’humanité.

La vigne est confiée à tous, la vigne est chacun. Vigne pour laquelle le Christ a donné Sa vie. Vigne à laquelle le Christ a donné La Vie. C’est cet Amour intense et total qui doit guider afin de mener au Christ, au Père qui nous tend les bras par le souffle de l’Esprit.

Aime et fais ce que tu veux. (Saint Augustin).

par catholique publié dans : Méditations choisies
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Lundi 19 juin 2006

O digne et admirable institution, qui passez la capacité de l'entendement humain, que les anges ne peuvent qu'admirer et que nulle langue ne peut exprimer, ni nul entendement comprendre, combien tu es digne de grande vénération ! Qu'un Dieu infini veuille tant se rabaisser que de se laisser contenir par une créature finie, que celui que le ciel ne peut comprendre, qui est porté sur les ailes du vent, veuille abréger son admirable grandeur dans une pauvre chétive âme, que le soleil même retire sa splendeur dans un petit antre creux de la poitrine humaine ! Non, c'est chose qui ne se peut ni ne se doit seulement penser ; car qu'y a-t-il de si extraordinaire au monde ! L'on voit bien le père laisser son bien à ses enfants, s'exposer au danger de la mort pour leur conservation ; mais de leur donner son corps à manger, il ne s'en trouve point.

par catholique publié dans : Prières choisies
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Dimanche 18 juin 2006

Saint Dominique Savio est né à Riva di Chieri, à une vingtaine de kilomètres de Turin, le 2 avril 1842. Il est baptisé le jour même. Deuxième d'une famille de dix enfants, il est élevé dans un esprit de piété par ses parents dès son plus jeune âge. Lorsqu’il a deux ans, sa famille retourne vivre à Morialdo, son village d’origine, pour permettre aux parents de retrouver du travail. La famille est en effet fort pauvre.

 

A cinq ans, il assiste à la sainte messe qu'il est admis à servir avant d'avoir atteint ses six ans. Il s'acquittera de sa tâche avec une grande ferveur qui lui permet de recevoir la Sainte Eucharistie dès l'âge de sept ans, le jour de Pâques, contrairement aux habitudes de l'époque. Il écrit alors une série de résolutions qu'il désire garder toute sa vie : « Je sanctifierai tous les jours de fête ; je me confesserai souvent et je communierai aussi souvent que mon confesseur me le permettra ; Jésus et Marie seront mes amis. Je préfère mourir plutôt que de pécher ».

 

En 1852, Il rentre en classe élémentaire chez Don Allora, à Castelnuevo d'Asti.

 

En 1853, sa famille s'installe à Mondonio. Dominique va à l'école toute proche de Don Cugliero. La même année, il sera confirmée, à Castelnuevo. C'est alors la première fois que Dominique fait part à Don Cugliero de son désir de devenir prêtre, "pour sauver son âme et beaucoup d'autres avec".

 

Dans cet espoir, le petit Dominique franchit, pieds nus, seize kilomètres par jour pour aller s'instruire. En octobre 1854, à l'âge de douze ans et demi, Dominique fut présenté au saint prêtre de Turin, Don Bosco. L'adolescent lui ouvrit son âme toute grande, surtout par la confession hebdomadaire.

 

Le 8 décembre, Dominique dédie toute sa vie à la Vierge Immaculée et Lui consacre particulièrement sa pureté d'adolescent. L'amour de la pureté poussait Dominique à bannir de l'institut de Don Bosco tout ce qui pouvait nuire à la belle vertu. Au printemps 1855, à la suite d’un sermon de Don Bosco, l'appel à la sainteté retentit dans l'âme angélique de Dominique: «Dieu me veut saint !», répétait-il à Don Bosco. Il cherche à ressembler à Jésus en Son mystère de souffrance et il s'ingénie au sacrifice en fonçant dans la voie des pénitences extraordinaires. Mais Don Bosco lui rappelle que son « devoir d'étudiant, la joie permanente au service des autres, voilà [sa] sainteté » .

 

Il communie quotidiennement. Il propose la fondation de la Compagnie de l'Immaculée à des camarades qui lui demandent ce qu'ils auront à faire : «D'abord, explique le jeune saint, nous aimerons la Sainte Vierge de tout notre coeur. Nous Lui demanderons aussi de nous protéger pendant la vie et surtout à l'heure de la mort. Enfin, chaque fois qu'il y aura une de Ses fêtes, on fera tout son possible pour la rendre belle et on communiera.»

 

La faible santé de Dominique, qui n'avait jamais été brillante, se détériore rapidement, et plus particulièrement au début de l'année 1857, le forçant à suspendre sa classe de seconde et à rentrer dans sa famille à Mondonio pour tenter d'y refaire ses forces. Huit jours après son arrivée à la maison, le 9 mars, il expire dans les bras de son père, en prononçant, le visage lumineux, « Oh! que c'est beau ce que je vois...". Dominique avait 14 ans et 11 mois.

 

Pie XII canonise Dominique Savio en 1954, Place Saint Pierre, devant une foule constituée de milliers de jeunes du monde entier venus spécialement pour l'occasion.

 

par catholique publié dans : Les vies de saints.
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Dimanche 18 juin 2006

Ce que l'âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L'âme est répandue dans tous les membres du corps comme les chrétiens dans les cités du monde. L'âme habite dans le corps et pourtant elle n'est pas du corps. Invisible, l'âme est retenue prisonnière dans un corps visible : ainsi les chrétiens, on voit bien qu'ils sont dans le monde, mais le culte qu'ils rendent à Dieu est invisible. La chair déteste l'âme et lui fait la guerre, sans en avoir reçu de tort, parce qu'elle l'empêche de jouir des plaisirs : de même, le monde déteste les chrétiens qui ne lui font aucun tort, parce qu'ils s'opposent à ses plaisirs. L'âme aime cette chair qui la déteste, et ses membres, comme les chrétiens aiment ceux qui les détestent. L'âme est enfermée dans le corps : c'est elle pourtant qui maintient le corps; les chrétiens sont comme détenus dans la prison du monde : ce sont eux pourtant qui maintiennent le monde. Immortelle, l'âme habite une tente mortelle, ainsi le chrétiens campent dans le corruptible, en attendant l'incorruptibilité céleste. L'âme devient meilleure en se mortifiant par la faim et la soif : persécutés, les chrétiens de jour en jour se multiplient toujours plus. Si noble est le poste que Dieu leur a assigné, qu'il ne leur est pas permis de déserter.

Epitre à Diognète.

par catholique publié dans : Méditations choisies
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