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Dimanche 30 juillet 2006

    O Jésus ! Victime d'amour, qui vous donnez si libéralement à nous dans ce Mystère, je veux aussi me donner totalement à vous. Je vous offre et vous consacre mon corps et mon âme, mes pensées, mes paroles et mes actions. Je ne voudrais vivre que pour vous aimer, vous adorer, vous glorifier. Je veux que tout en moi vous appartienne sans la moindre réserve. Il est vrai, mon Sauveur, que mon offrande est peu digne de vous : je ne suis qu'un serviteur inutile ; mais si je vous donne peu, je vous donne au moins tout ce que je puis vous donner, et je sais que vous aurez égard aux désirs de mon cœur. Je voudrais vous rendre sans cesse des adorations dignes de vous, mais, incapable de le faire, je vous offre, pour suppléer à mon impuissance, les hommages que vous recevez des Anges, des Saints et des âmes justes qui font ici-bas les délices de votre Cœur.

     O Jésus, je vous en conjure par les prières et les mérites de tous les adorateurs de votre Sacrement, faites que tout mon bonheur soit de vous adorer dans la sainte Eucharistie comme mon Dieu, de vous obéir comme à mon Roi, de vous imiter comme mon Modèle, de vous suivre comme mon Pasteur, de vous aimer et de vous respecter comme mon Père, de m'unir inséparablement à vous comme au souverain bien de mon âme. Amen.

par catholique publié dans : Prières choisies
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Dimanche 30 juillet 2006

     Le Concile de Trente, s'appuyant sur cette foi de l'Eglise, "affirme ouvertement et sans détour que dans le vénérable sacrement de la Sainte Eucharistie, après la consécration du pain et du vin, Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, est présent vraiment, réellement et substantiellement sous l'apparence de ces réalités sensibles".

     Notre Sauveur est donc présent dans son humanité non seulement à la droite du Père, selon un mode d'existence qui est naturel, mais en même temps dans le sacrement de l'Eucharistie, "dans un mode d'existence que nos mots peuvent sans doute à peine exprimer, mais que notre intelligence, éclairée par la foi, peut cependant reconnaître et que nous dfevons croire fermement comme une chose possible à Dieu."

     Afin de pare à tout malentendu concernant ce mode de présence qui dépasse les lois naturelles et qui, dans son genre, constitue le plus grand des miracles, il nous faut écouter avec docilité la voix de l'Eglise dans son enseignement et sa prière. Or cette voix, qui ne cesse de faire écho à la voix du Christ, nous assure que le Christ ne se rend pas autrement présent dans ce sacrement que par le changement de toute la substance du pain en le corps du Christ et de toute la substance du vin en le sang du Christ; ce changement admirable et unique, l'Eglise catholique l'appelle justement et exactement "transsubstantiation". Celle-ci accomplie, les espèces du pain et du vin possèdent sans aucun doute une nouvelle signification et une fin nouvelle, puisqu'elles ne sont plus le pain ordinaire et la boisson ordinaire, mais le signe d'une chose sacrée et le signe d'un aliment spirituel. Mais les espèces possèdent cette nouvelle signification et cette finalité nouvelle du fait qu'elles contiennent une réalité nouvelle que nous appelons à bon droit ontologique.

      En effet, sous lesdites espèces, il n'y a plus ce qui s'y trouvait auparavant, mais quelque chose de tout différent; et cela, non seulement en vertu du jugement que porte la foi de l'Eglise, mais par le fait de la réalité objective; car une fois la nature ou substance du pain et du vin changée en le corps et le sang du Christ, il ne subsiste rien du pain et du vin, sinon les seules espèces, sous lesquelles le Christ tout entier est présent corporellement aussi en sa réalité physique, bien que selon un mode différent de celui selon lequel les corps occupent un lieu.

Paul VI, Encyclique "Mysterium fidei".

par catholique publié dans : Méditations choisies
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Mercredi 26 juillet 2006

Bonne sainte Anne, en ce jour nous nous rappelons votre privilège sublime, celui d'être la mère de la Vierge Marie.

   Nous voulons vous confier, chère grand-maman de Jésus, nos épreuves, nos difficultés et aussi toutes les personnes qui souffrent afin qu'elles puissent trouver en vous une source d'inspiration et de réconfort.

   Bonne sainte Anne, obtenez-nous aussi de multiples bienfaits : guérison du corps et du coeur, santé, travail; protection pour nos familles, nos pays et spécialement nos enfants.

   Obtenez que nous grandissions tous en sainteté pour devenir ce que nous devons être : sel de la terre et lumière du monde. Obtenez-nous aussi de nombreuses et saintes vocations sacerdotales, religieuses et laïques, pour la joie de l'Église et la gloire de Dieu.

Bonne sainte Anne, priez pour nous.

par catholique publié dans : Prières choisies
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Dimanche 23 juillet 2006

O toi qui es mon refuge et ma force, conduis-moi, comme jadis ton serviteur Moïse au coeur de ton désert, là où flamboiie le buisson sans qu'il se consume, là où l'âme, envahie par le feu du Saint-Esprit, devient ardente, sans se consumer, mais en se purifiant.

Là où l'on ne peut demeurer et où l'on n'avance plus qu'après avoir dénoué les liens des entraves charnelles, là où celui qui est, sans doute ne se laisse pas voir tel qu'Il est, mais où cependant on l'entend dire : Je suis celui qui suis ! Là, il faut bien encore se couvrir le visage pour ne pas regarder le Seigneur en face, mais on doit s'y exercer à prêter l'oreille, dans l'humilité de l'obéissance, pour distinguer ce que dit Dieu au-dedans du coeur.

En attendant, Seigneur, cache moi dans le secret de ta tente, durant le jour mauvais; cache moi dans le secret de ta face, loin de l'intrigue des langues, car ton joug si doux et ton fardeau si léger, tu me les as imposés. Et quand tu me fais sentir la distance de ton service avec celui d'un siècle, d'une voix tendre et douce, tu me demandes s'il est plus agréable de te servir, Toi, le Dieu vivant, que les dieux étrangers. Alors, j'adore cette main qui pèse sur moi et je te dis : "Ils m'ont assez longtemps dominé, les maîtres autres que toi ! Je veux t'appartenir à toi seul, car ton bras me soulève !"

Guillaume de Saint-Thierry.

par catholique publié dans : Méditations choisies
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Dimanche 16 juillet 2006

N'emportez ni bourse, ni besace, ni sandales et ne saluez personne en chemin. En effet, la confiance en Dieu du prédicateur doit être telle que sans pourvoir à la subsistance de sa vie présente, il sache de la manière la plus certaine qu'elle ne lui manquera pas pour éviter que, tandis que son esprit s'occupe aux choses temporelles, il ne pourvoie point les autres de ce qui est éternel.

En quelque maison que vous entriez, dites d'abord "Paix à cette maison" et s'il y a un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; mais sinon elle vous reviendra. La paix qui est offerte par la bouche du prédicateur, ou bien va reposer sur la maison si un enfant de paix s'y trouve, ou bien revient à ce prédicateur; car ou bien il y aura là quelqu'un de prédestiné à la Vie, et il obéit à la parole qu'il entend, ou bien, si personne n'a voulu écouter, le prédicateur ne sera pas privé de fruit car la paix reviendra sur lui : une récompense lui est donnée par le Seigneur en compensation de la peine prise pour son travail.

Mais voici que celui qui a défendu de porter bourse et besace offre le vivre et le couvert en retour de cette prédication. Demeurez en cette maison, mangeant et buvant ce qu'on y sert, car l'ouvrier mérite sa récompense. Si on accueille notre paix, il est bon que nous demeurions en cette maison, mangeant et buvant ce qu'on y sert, recevant un salaire terrestre de ceux à qui nous offrons les bienfaits de la patrie céleste. La récompense que l'on reçoit en ce monde doit en nous opérer cela : que l'on tende plus énergiquement à la récompense future. Ainsi donc tout prédicateur véritable doit ne pas prêcher pour recevoir une récompense en ce monde mais recevoir une récompense pour pouvoir continuer à prêcher.

Saint Grégoire le Grand.

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